"Honte à moi les amis, je n'ai pas pu vous réaliser ce test de FF VI, non pas par faute de temps, mais juste parceque je ne me sentais pas à la hauteur d'un tel monument. Fort heureusement notre nouveau partenaire le célèbre magasine "Retro Game" nous offre la chance de profiter de ce sublime test qui, lui, arrive parfaitement à retranscrire mon ressenti sur cette oeuvre d'art. Merci à Retro Game et merci à Yan Fanel le rédacteur de ce test..."
Hedge qui s'excuse.
Un pavé d'or dans mon karma !
Tout le monde a déjà parlé en long, en large et en travers de ce mythe qu'est Final Fantasy VI. Pour ma part, Final Fantasy VI est en quelque sorte MON jeu : des quelques centaines de jeux que j'ai eu l'honneur d'achever, aucun ne m'a autant ému que ce sixième volet de Final Fantasy. Aucun autre n'a provoqué un tel amour pour le jeu vidéo, un tel tremblement de terre émotionnel, que le reste de la production de ne peut sembler que fade, sans saveur. Bien que Final Fantasy VI soit mon jeu préféré, le jeu de ma vie, je me suis toujours refusé à écrire la moindre ligne à son sujet, craignant d'être incapable de rendre justice à ce mythe, de traduire ma vision personnelle de ce titre. Aujourd'hui, ce n'est pas de "Final Fantasy VI", un nom bêtement générique, que je vais parler mais de MON Final Fantasy VI, pas au sens de l'appropriation mais en terme de vision personnelle.
Au royaume du RPG, Final Fantasy reste roi...
Ce qui fait de Final Fantasy le mythe qu'il est, c'est sans doute sa beauté. Pas simplement technique ou esthétique, mais plutôt sa beauté insaisissable qui ne cesse de fasciner. Final Fantasy VI trône comme un empereur sur le royaume du RPG, comme un père fondateur qui a marqué le passage de l'origine à la maturité, de la même manière qu'un Street Fighter 2. Il y'a eu un "avant" Final Fantasy VI et un "après", et aujourd'hui encore, peu de jeux peuvent se targuer d'être aussi aboutis que ce dernier en tant qu'expérience de jeu totale. Parce qu'il a marqué la rupture définitive par rapport à ses aînés, par rapport au genre lui-même. Parce qu'il est le premier à parvenir à transcender l'expérience du jeu pour devenir un monolithe inattaquable, le synonyme d'une expérience unique.
Parce qu'il est bien au-dessus de toutes les considérations que l'on peut lui porter. Final Fantasy VI est tout simplement le plus beau jeu du monde et son éclatante beauté et son unicité en deviennent si pesantes que la réaction ne peut être que violente à son égard : renier ou aduler. J'ai choisi mon camp et je lui voue un culte sans précédent, parce que plus de dix années après sa sortie, aucun titre n'a pu me procurer semblable émotion.
Et même si j'ai été le seul à souffler les bougies de son dixième anniversaire en 2004, ma foi dans ce jeu reste intacte. Ces musiques sublimes qui se sont chargées d'émotions diverses résonnent dans ma tête et le simple fait de relancer le jeu aujourd'hui me remplit d'émotion.
Plus qu'un scenar', une épopée romanesque!
Ces souvenirs accumulés au fil des années de pratique, cette perfection qui se dégage du moindre de ses chaleureux pixels sont les échos d'une gloire passée mais éternelle. Un bon jeu est un bon jeu pour toujours, malgré les ravages du temps. Comment rester de marbre face à un titre qui propose une telle accumulation de destinées tragiques, de luttes contre le passé motivées par un seul mot : "espoir" ? Ainsi, chaque scène de Final Fantasy VI en devient un véritable régal, d'une puissance émotionnelle bouleversante.
La réunion de deux frères séparés par le destin, l'un devenu roi, l'autre ayant choisi sa liberté, qui se retrouvent des années après la tragique mort de leurs parents, et qui se réconcilient pour l'honneur de leur royaume. L'opéra d'une combattante qui ne connaît que la guerre depuis sa plus tendre enfance et qui s'ouvre à un monde dont elle ne soupçonnait même pas l'existance, le monde de la vie, le monde de l'amour. La destinée d'une personne issue de deux peuples, étrangère chez les deux, qui cherche à donner un sens à sa vie qui finit par trouver sa voie dans le don de soi pour les autres, pour que les enfants puissent vivre, pour qu'après ces dures batailles, l'espoir perdure. Un enfant rejeté par la cruelle civilisation, qui se plaît à vivre au milieu des animaux (résonance du mythe de l'enfant sauvage) et qui parvient à avancer pour se trouver confronté à son triste passé.
FF6 atteint des sommets en matière de 2D
Heuu je vous ai déja dit que FF6 était magnifique?? ^^
La rédemption d'un mystérieux personnage au lourd passé qui veille anonymement sur ceux qui lui sont chers, sans jamais montrer le moindre sentiment. Si il y'a un trait qui caractérise les personnages de Final Fantasy VI, c'est bien la domination du passé sur leur vie respective, une domination dont ils doivent se détacher, se libérer pour trouver leur voie. Final Fantasy VI est une ode à la diversité humaine, sous toutes ses formes, avec le même message qui s'adresse inlassablement à tous : un message d'espoir.
Chacun porte son fardeau et l'on ressent une innommable empathie pour ces personnages auxquels on est forcé de s'identifier à chaque instant. Chacun porte au fond de lui les stigmates de son passé, qui le dépassent, qui le nourrissent et qu'il finit par dépasser pour retrouver l'espoir, la lumière. Avoir fait un jeu sans héros a peut-être été le plus grand coup de génie de Squaresoft à ce jour, car chaque personnage génère une identification et un rapport étroit avec le spectateur en terme d'émotion.
L'équipe a visiblement l'air surpris de quelquechose!
Il porte les doutes de ses avatars, que l'on entraîne vers un destin inéluctable mais chargé d'espoir, de joies et les peines de ces petits pixels, auxquels les créateurs ont donné une âme. Sans chercher des schémas narratifs complexes, Final Fantasy VI nous présente l'humanité sous de multiples facettes et la richesse de ses thèmes n'a d'égale que la justesse de leur traitement.
Ne plus dormir , ne plus manger, seulement rêver...
Le monde de Final Fantasy VI explose la barrière qui existe entre le joueur/spectateur et son objet pour faire irrémédiablement partie de lui, devenir une portion de son existence. Il n'est pas possible de plonger son âme dans Final Fantasy sans rien ressentir, lui qui est peut-être le jeu le plus poignant de tous. Tirer la substance, l'essence de Final Fantasy VI provoque immanquablement un éclatant jaillissement, tant un sentiment de profusion et de maîtrise hante le moindre de ses détails.
Comment des petits personnages faits de pixels et de couleurs peuvent à ce point nous émouvoir? Final Fantasy VI parvient à nous toucher au plus profond de notre âme, par la puissance de ses thèmes et de ses scènes. Pour une fois, les personnages secondaires ne sont pas simplement posés pour faire avancer l'histoire et aider le développement du héros.
Chaque scène tutoie l'excellence et l'avancée s'enchaîne à un rythme qui n'a tout simplement jamais été égalé. Les passages inoubliables succèdent aux séquences d'anthologie et parviennent à nous troubler profondément. Que ce soit l'escapade du château de Figaro, l'attaque d'une base impériale, la séparation des personnages ou le fantastique opéra, chaque scène provoque une émotion si intense que l'on se retrouve propulsé, de gré ou de force, en plein milieu de ses personnages, au centre d'événements qui nous dépassent.
Réalisation divine...
Final Fantasy VI n'est pas en reste en matière de game design, avec un système de combat arrivé à maturité, simple mais qui cache de nombreuses subtilités. Chaque personnage dispose de son propre gameplay dans les combats et les stratégies naissent de ces différences, qui permettent de caractériser au maximum chacun d'entre eux.
Ainsi, Mash effectue ses coups spéciaux selon les manipulations, à la manière de Street Fighter (quart de cercle par exemple), alors que Cayenne doit charger ses attaques. L'inclusion d'un gameplay et d'une méthode de progression différents crée une véritable richesse dans les combats et de nombreuses idées de ce volet en particulier seront reprises dans les autres jeux du genre.
Atma Weapon ou comment se faire massacrer en 3 leçons
L'équipe fonçe droit vers l'Empire..
Que dire également de l'alternance des phases de jeux, avec des passagees d'infiltration, de confrontation dans une base, la séparation des personnages à un moment clé ou les batailles que l'on peut jouer en groupe? Final Fantasy VI est d'une densité et d'une richesse peu communes, aucune scène ne ressemble à la précédente, comme les deux mondes très différents, l 'un complètement linéaire et l'autre complètement ouvert. A tout point de vue, Final Fantasy VI tend vers le chef-d'oeuvre à la finition parfaitement maîtrisée, qui montre ce qu'un jeu au concept classique peut donner s'il est parfaitement exécuté, avec ingéniosité et sensibilité.
Conclusion: Hope and Glory...
Il y'a une phrase qui résume à elle seule toute la thématique du jeu : le mythe de la boite de Pandore qui a déversé les maux parmi les êtres humains mais dans laquelle se trouvait, tout au fond, une ultime lueur d'espoir. L'espoir est le thème le plus intense, celui qui explose dans Final Fantasy VI pour se disperser et redonner du sens à une humanité qui a tout perdu.
Pour le plaisir des yeux, une mise en bouche d'une scène culte...
Un moment clé dans l'histoire
Ce jeu n'a pas été crée et programmé, il a été rêvé. Il transcende le statut de jeu vidéo pour en devenir une oeuvre majeure capable de faire ressentir des émotions d'une puissance rare. Il ouvre la voie, non pas un jeu vidéo tel qu'il est mais tel qu'il doit être, une oeuvre complète capable de bouleverser le joueur, tout en restant un jeu vidéo. Métaphore de l'humanité, Final Fantasy VI est le plus beau jeu du monde.
Les plus…
Meilleur scénario du monde (derrière Fire Emblem 4) Meilleures musiques sur terre Persos les plus charismatiques de la planète Une œuvre d'art, les mots me manquent Tout finalement...
Les moins…
Pardon?
Graphisme : 18,5
Musique/son : 20
Jouabilité : 18
Scénario : 20
Durée de vie : 18
Voila , franchement très bon le test mais manque la bonne vidéo de hedge comme pour le 4 et 5 ^^ voila super et d'accord pour 20/20 sur le jeu ^^
NB bloutz: La vidéo de Hedge est disponible sur le site, il suffit d'aller à cette page: Lien site
hedge
(France)
20
=> posté le 07 Septembre 2008 à 03h45
C'est simple tout a été dit dans ce test, j'approuve à 100 % tous les points traités.
Ce jeu est une expérience unique, et son intérêt va bien au delà du simple plaisir vidéoludique, c'est une expérience humaine.
Yan Fanel a fait de l'excellent boulot, tous les mots choisis sont utilisés à la perfection, tu exprimes superbement des choses que je n'étais même pas capable de mettre sur le papier...
Un grand test pour le meilleur RPG de tous les temps...
Weldar
20
=> posté le 08 Septembre 2008 à 18h28
Bravo au testeur pour ce super dossier d' un des plus grand jeux au monde.
FF VI fait partie des jeux qui m' a le plus marqué pour ses personnages ( Terra, Celes, Locke, Cyan, Edgar, Setzer... et Kefka fait partie de mes best méchants pour toujours ! J' ai même versé une larme à sa fin ), ses musiques, son scénario, sa poésie...
L' aventure est fantastique et les monstres sont d' une grande beauté.
Difficile à croire que ce jeu a été fait en 1 an. Awesome !!
pasjuste
20
=> posté le 09 Septembre 2008 à 20h23
Rien que de lire l'article je pleure de souvenir
Mais mon amour pour FF6 se transforme doucement en haine, car voilà plus de 14 ans que je cherche désespérément les mêmes sensation dans un jeu, mais même si j'en trouve des parcelles dans certain titre la quantité et la qualité n'y sont pas
Plix-Raph
(France)
20
=> posté le 07 Octobre 2008 à 15h41
20, évidemment. Comme hedge, tout ce qu'il y a me paraît bon.
J'ai pourtant toujours une appréhension lorsqu'on parle de FFVI car je sais que bien qu'on puisse sans mal ( et pour cause ! ) trouver de nombreux bons points de façon rationnelle je me retrouve toujours emportés dans de lyriques envolées des plus subjectives que je me doit de réfréner à chacune des évocation de ce mythe.
Et voilà, je recommence. ^^
Bref, félicitation pour ce test.
Pippin
(France)
20
=> posté le 14 Décembre 2008 à 15h33
Rien à dire. Je m'incline.
Biggs-man
20
=> posté le 20 Décembre 2008 à 17h02
Franchement, dans ce texte Yan Fanel a cité tout les mots pour décrire ce jeu magnifique...
hemmrick
(France)
16
=> posté le 21 Décembre 2008 à 23h13
Je n'aime pas me répéter alors je vais faire courtn vois franchement que tu est passionné et que tu a rédigé ce test avec passion mais tu manque un peu d'objectivité, ce jeu a quelque défauts, rien n'est parfait, que veux tu, le scénario est bon mais moins prenant que d'autres de la même série. Pour finir, je préfère le septième épisode qui m'a plus emporté. Si je le redis, c'est parce que j'ai l'impression que tout le monde ici relègue ce dernier au rang de bouse et ça me hérisse, moi qui le place comme préféré dans mes jeux suivi par ff 4
hemmrick
(France)
16
=> posté le 24 Décembre 2008 à 17h02
Moi je suis pas trop trop d'accord, je le trouve bien, mais pas à se tuer et je comprend difficilement qu'on impose aux autres fan le fait que ce soit Le rpg ultime alors que je lui préfère plusieurs épisodes et d'autres rpg. je pense que secret of mana est Le rpg de la console et je trouve que l'épisode 7 lui est nettement supérieur contrairement à ce forum qui semble injustement prompt à le massacrer à mon gran damn. (d'ailleur une éspèce de guerre intestine et complètement idiote sévit sur pas mal de forum à ce propos)
NB Hedge: Chacun son avis sur la question, je pense personnellement et Yan Fanel aussi que ce FF6 est bien supérieur en tous points à FF7. Ce n'est qu'une question de goût et de ressenti.
La gueguerre dont tu parles, ce sont des gens comme toi qui l'alimentent.